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ECOLOGIE ET ENVIRONNEMENT EN ALGERIE (Une revue de web de plus de 4500 articles )

La pollution de l’air tue autant que l’alcool

La mauvaise qualité de l’air est la troisième cause de décès prématurés derrière le tabac (78 000 morts) et l’alcool (49 000 morts), selon une étude de Santé publique (la nouvelle agence regroupant l’ex-INVS, Inpes et Eprus).

La pollution de l’air tue autant que l’alcool

Mortelle pollution de l’air : chaque année, les particules fines sont responsables d’environ 48 000 morts prématurées en France, soit 9 % des décès.

La mauvaise qualité de l’air est la troisième cause de décès prématurés derrière le tabac (78 000 morts) et l’alcool (49 000 morts), selon une étude de Santé publique (la nouvelle agence regroupant l’ex-INVS, Inpes et Eprus).

L’exposition à la pollution de l’air, notamment aux particules les plus fines (PM 2,5), contribue au développement de maladies cardiovasculaires (infarctus…), respiratoires ou encore neurologiques, et de cancers. Elle favorise également des troubles de la reproduction et du développement de l’enfant.

Grandes villes et communes rurales sont toutes touchées : dans les zones urbaines de plus de 100 000 habitants, les particules fines entraînent une baisse de l’espérance de vie à 30 ans de 15 mois en moyenne. Dans les villes de 2 000 à 100 000 habitants, la diminution d’espérance de vie est de 10 mois en moyenne. Dans les zones rurales, elle est de 9 mois. La campagne n’est donc pas une protection absolue.

Pourtant, la grande majorité des décès seraient évitables si de véritables mesures de lutte contre la pollution étaient prises. « Si l’ensemble des communes réussissaient à atteindre les niveaux de PM 2,5 observés dans 5 % des communes les moins polluées de la même classe d’urbanisation, 34 000 décès [prématurés] pourraient être évités chaque année », note l’étude. Et les personnes de 30 ans gagneraient en moyenne 9 mois d’espérance de vie, voire plus d’un an, dans les zones les plus polluées qui regroupent 19,6 millions d’habitants.

Les pics de pollution concentrent l’attention et servent de signal d’alerte. Mais c’est l’exposition chronique à la pollution, quotidienne et dans la durée, qui a l’impact le plus important sur la santé, les pics de pollution ayant un effet marginal. Cet impact sanitaire a aussi un coût pour les finances publiques. Un rapport sénatorial l’estimait l’an dernier entre 68 et 97 milliards d’euros par an.

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