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Nouara Algérie.com

ECOLOGIE ET ENVIRONNEMENT EN ALGERIE

Taux de remplissage des barrages : Plus de 70% en mai Une enveloppe supplémentaire de 31 milliards de DA pour la préparation de la saison estivale

Le nouvel apport pluviométrique enregistré ces dernières semaines et les considérables précipitations constatées durant l’hiver, et qui se sont prolongées jusqu’en ce milieu du printemps, permettront à une grande partie des villes algériennes de passer le mois sacré de ramadhan et la saison estivale en toute quiétude. L’eau coulera dans les robinets.

Cette nouvelle donne fort optimiste s’explique par la hausse  du taux de remplissage des barrages qui a atteint 70%, soit une augmentation de 4% comparativement  au mois d’avril dernier où le taux constaté avoisinait les 66%. Cette déclaration a été faite par le directeur général de l’Algérienne Des Eaux (ADE), Smaïl Amirouche, lors de son passage sur les ondes de la Chaîne III de la radio nationale. En effet, ce responsable précisera que «les énormes moyens financiers mobilisés par l’Etat vont permettre d’assurer un approvisionnement quotidien en eau potable durant tout l’été, et les citoyens ne connaîtront point de grandes perturbations mais, au contraire, des améliorations». L’invité de la rédaction assurera que cette année n’aura rien à voir avec l’année 2017 durant laquelle, suite à une faible pluviosité, «25 wilayas du pays ont souffert de dysfonctionnements en matière d’approvisionnement en eau potable». C’est ce qu’avait d’ailleurs indiqué le ministre des Ressources en eau, précisant que «l’année 2017 a été une année exceptionnelle en termes de hausses de températures, induisant une instabilité en matière de distribution d’eau potable dans plusieurs wilayas à des niveaux différents».
 Pour mettre sur rails cet ambitieux programme,  M. Amirouche a annoncé la mise en service de nouveaux raccordements au réseau public de l’eau, de nouvelles réalisations de forages, la réhabilitation des réseaux pour gagner sur les pertes d’eaux en cours d’acheminement et la mise en service de plusieurs projets structurants dans plusieurs wilayas, et cela afin de desservir les citoyens en eau potable de manière quotidienne. Il évoquera également la future station de dessalement d’eau de mer d’Annaba qui produira 300.000 m3/jour et desservira les wilayas d’Annaba, El Tarf, les communes est de Skikda, et neuf communes au nord de la wilaya de Guelma. Un ouvrage d’envergure, dira le DG de l’ADE, avant d’ajouter que cette station sera réceptionnée à la fin de l’année 2020. 
Néanmoins, le DG de l’ADE assurera que «la presque totalité des wilayas précédemment affectées par les pénuries d’eau sera désormais mieux desservie en eau, suite notamment à la réalisation de nouveaux ouvrages hydrauliques et à la mise en place de raccordements de distribution ».

Une enveloppe supplémentaire  de 31 milliards de DA pour la  préparation de la saison estivale

Sur un autre registre, M. Smaïl Amirouche affirmera que le «taux de fuite tourne actuellement autour de 30% avec un coût d’un manque à gagner supplémentaire dans la distribution auquel viennent s’ajouter les quantités d’eau volées sous différentes formes et par certaines catégories d’abonnés», sans avoir, toutefois, fourni de chiffres sur la valeur numéraire de ces pertes. Il dira également que «50 à 45% des quantités d’eau produites se perdent en cours d’acheminement, en raison de la vétusté de certaines canalisations», faisant de la rénovation du réseau une des priorités de l’agence. En sus des fuites et du vol d’eau, l’Algérienne Des Eaux souffre d’un autre problème récurrent, à savoir, le poids des créances qui ne cesse de s’alourdir au fil des années.
Pour l’invité de la rédaction, «les créances des abonnés de l’ADE ont dépassé les 46 milliards de dinars !». Il est utile de souligner qu’actuellement 80 barrages sont opérationnels, dont 4 réceptionnés en 2017 en dépit des difficultés financières, en sus de 5 nouveaux barrages en cours de réalisation et qui seront réceptionnés à l’horizon 2021, ce qui permettra d’augmenter les capacités de stockage à 9 milliards de m3. 98% des habitants sont reliés aux réseaux d’alimentation en eau potable avec une quantité de 180 litres par personne quotidiennement et une distribution journalière au profit de 73% des citoyens. Par ailleurs, le programme national de dessalement a permis la réalisation de 11 stations de dessalement produisant 11% de la production nationale en eau potable. Aussi, le gouvernement a décidé de consacrer une enveloppe financière supplémentaire de 31 milliards de DA pour la préparation de la saison estivale prochaine en sus du budget d’équipement de 196 milliards de DA alloué au secteur programmé au titre de l’exercice 2018. Pour rappel, le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, avait affirmé le mois dernier que le secteur a enregistré une remobilisation des nappes phréatiques au Nord et au niveau des Hauts Plateaux, estimée à plus de 200 nappes, grâce aux récentes précipitations, permettant de répondre aux besoins du pays en matière d’eau potable et d’irrigation pour les prochains mois, et même au-delà.
Mohamed Mendaci 

 

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