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Nouara Algérie.com

ECOLOGIE ET ENVIRONNEMENT EN ALGERIE (Une revue de web de plus de 4500 articles )

La gestion des lacs de barrages dans le Maghreb en débat

La gestion des lacs de barrages dans le Maghreb en débat

par A.Mallem

  La gestion durable des lacs de barrages au Maghreb sera au centre des débats des trois journées scientifiques, les 6, 7 et 8 novembre en cours, du réseau « eau et climat au Maghreb » qui ont été ouvertes hier à la faculté des sciences de la terre, de la géographie et de l'aménagement du territoire de l'université 1 des Frères Mentouri de Constantine. 

Organisées par le laboratoire des sciences du territoire, ressources naturelles et environnement (LASTERNE) et la faculté indiquée, ces journées sont consacrées à l'étude de la problèmatique eau, aménagement et environnement, ont expliqué, hier, les organisateurs, entre autres, M.Azzedin Mebarki, professeur à l'université Mentouri et directeur du laboratoire LASTERNE et en même temps responsable du projet Phc Maghreb de partenariat France-Maghreb, impliquant bien entendu des universités de France (Rouen), d'Algérie (Constantine 1 des Frères Mentouri), de Tunisie (Sousse) et du Maroc (Fès). 

«Nous organisons cette rencontre pour faire le point des travaux des 6 laboratoires des pays impliqués qui tournent autour du problème de la gestion durable des lacs de barrages dans le Maghreb», nous a déclaré le professeur Mebarki. «Nous avons choisi, a-t-il poursuivi, le site du barrage de Béni-Haroun avec tout son bassin versant, voir la question et la débattre au cours de ces trois journées d'étude scientifique. Il y a d'abord la question de la protection et la préservation de la ressource hydrique ». Selon notre interlocuteur, il y a deux risques majeurs auxquels s'exposent les lacs : l'envasement, c'est-à-dire la sédimentation rapide, ce qui réduit le volume utile du barrage. C'est un fléau qui est lié à l'érosion. 

Le deuxième risque c'est la pollution. Et d'expliquer que le barrage Béni-Haroun est le plus grand d'Algérie et on doit le protéger contre les affluents polluants. Dans cette optique, il y a une grande station d'épuration à Ibn Ziad, mais elle ne suffit pas il faut la renforcer. Il y a d'autres stations qui sont en projet à El-Khroub et à la nouvelle ville Ali Mendjeli pour renforcer la protection du lac du barrage. Et de poursuivre en citant Oued Endja qui vient de la région de Mila. Cet affluent doit être protégé lui aussi parce qu'il verse dans le bassin du barrage Béni-Haroun. 

«Il y a tout un schéma fait par un bureau suisse sur les affluents de Oued Endja. Et c'est pour cela qu'il y a maintenant une station à Sidi Merouane, près du barrage, et il y a d'autres stations qui vont voir le jour. Et ce sont ces deux questions majeures que nous allons examiner dans ces trois journées », a conclu ce scientifique. 

Les participants à ces journées sont nombreux: institutionnels comme l'agence du bassin hydrographique constantinois Seybouse-Mellègue, l'Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), mais aussi scientifique tels des chercheurs et universitaires de plusieurs universités de la région, des Tunisiens, des Marocains et une Française venue de l'université de Rouen en Normandie. 
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