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Nouara Algérie.com

ECOLOGIE ET ENVIRONNEMENT EN ALGERIE (Une revue de web de plus de 4500 articles )

Gaz torchés rejetés par les complexes de GNL : L’environnement en péril

Ayant pour objectif d’inciter les agents économiques à prendre en considération, dans le calcul du prix, les externalités dommageables à l’environnement, la taxe environnementale a se heurte à plusieurs difficultés. Analysant cette problématique, M. Soufiane Belfatmi, de la Faculté des Sciences économiques, des Sciences commerciales et des Sciences de gestion (Université d’Oran 2), cite «l’évaluation des dommages dus aux externalités négatives, ou l’estimation de la valeur future des ressources épuisables».

D’autres obstacles viennent aussi s’ajouter à l’adoption d’une fiscalité environnementale incitative, tels que «l’acceptation sociale ou la compétitivité des entreprises». Cependant, plusieurs pays ont réussi à améliorer cet outil pour qu’il remplisse son rôle.

Et l’Algérie ? «La fiscalité environnementale n’est pas assez représentative pour internaliser les externalités négatives dues aux activités polluantes, et d’inciter les agents économiques à adopter un comportement vertueux envers l’environnement naturel, et à préserver les ressources rares du pays», commente l’universitaire.

La fiscalité environnementale, a été introduite en Algérie par la loi de finances pour 1992. Elle regroupe plusieurs taxes écologiques qui touchent différents secteurs, dont l’activité génère des externalités négatives.

Un exemple : les gaz à effet de serre (GES) émis par les complexes de liquéfaction du gaz naturel (GNL). La production du GNL nécessite le recourir à un procédé appelé Torchage. Ce procédé, en plus de libérer des gaz qui peuvent être nocifs pour la santé humaine, aggrave le phénomène du réchauffement climatique. Les gaz torchés, représentent aussi une ressource gaspillée, sachant que les gisements de gaz naturel s’amenuise au rythme de leur exploitation et au dépend des générations futures.

Pour faire face à ces différents problèmes, explique M. Belfatmi, le gouvernement algérien a prévu, entre autres, la taxe complémentaire sur la pollution atmosphérique (TCPA) et la taxe sur le torchage. Celles-ci, doivent normalement avoir pour effet de surenchérir le coût de production du GNL, en internalisant les dommages liés au torchage.

L’effet escompté devrait être alors la réduction des quantités de gaz torchés dans l’atmosphère. D’autre part, l’universitaire rappelle que l’Algérie, à travers l’entreprise Sonatrach, s’est fixée l’objectif de réduire les gaz associés torchés dans ses champs de production. Plusieurs objectifs ont été fixés. M. Belfatmi cite la participation à l’effort mondial de la réduction des émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique.

Le volume des gaz torchés en Algérie est passé de 5.3 milliards de m3 en 2010 à 5 milliards de m3 en 2011 (baisse de 0.3 milliard de m3) contre 6.2 milliards en 2008, précise le rapport publié par la Banque mondiale  et les pays associés au projet de partenariat intitulé «Initiative mondiale de réduction des gaz torchés» (GGFR) dont l’Algérie est membre.

Ces estimations ont été élaborées à partir des données satellitaires recueillies par l’Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA). «L’objectif à moyen terme est de récupérer la totalité des gaz associés produits, soit - 1% de gaz torchés en 2020, poursuit l’auteur de l’analyse.
    Fouad Irnatene
 

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