Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Nouara Algérie.com

ECOLOGIE ET ENVIRONNEMENT EN ALGERIE

Les agriculteurs protestent

Craignant la persistance du stress hydrique affectant leur récolte de pommes de terre, des fellahs du périmètre agricole de Béni-Slimane ont observé, dimanche 6 juin, un sit-in devant le siège de la direction des services agricoles de Médéa pour demander leur dotation en eau d'irrigation jusqu'à la fin du mois de juin, à partir du barrage de Béni-Slimane.

Plus de 750 ha de plantations de pommes de terre menacés par le stress hydrique par la faute de la réduction du quota d'eau d'irrigation par l'organisme gestionnaire des eaux du barrage, dont le niveau des eaux a beaucoup baissé après le transfert d'un important volume vers le barrage de Koudiet Acerdoune.

Même si le problème avait fait l'objet d'une rencontre au niveau du siège de la wilaya, sous la présidence du wali, et en présence du directeur des services agricoles, du directeur des ressources en eau et des organismes techniques de gestion des barrages et l'association des irrigants, l'attribution d'un volume de 0,6 million de m3 pour l'irrigation des champs de pommes de terre s'avère insuffisant pour couvrir les besoins exprimés.

Car, seuls 2,7 millions de m3 ont été reçus sur un volume total convenu de 4 millions de m3, ont expliqué les exploitants agricoles qui ont investi des sommes colossales dans le périmètre agricole de Béni-Slimane et comme précisé par le président de la filière de pommes de terre, Berriche Mahfoud.

“Nous voulons sauver notre récolte de pommes de terre et nos champs qui s'étendent sur une superficie de 750 ha situés dans la plaine de Béni-Slimane. Étant donné que 750 ha représentent la superficie dédiée à la semence, soit une récolte d'environ 350 000 quintaux, dont le coût est estimé à 75 milliards de centimes”, a soutenu le président de la filière.

Pour les fellahs du périmètre agricole, le barrage a été construit pour l'irrigation du périmètre constitué de terres fertiles et c'est à ce titre que “nous avons commencé à travailler, tout notre argent est sous terre. C'est une récolte qui est destinée à la semence et qui participe au renforcement de l'économie nationale et à la substitution à l'importation”. 

Pour sa part, le directeur général de l'Office national de l'irrigation et du drainage (Onid), Taha Derbal, a précisé lors d'une intervention à une chaîne de télévision que “l'irrigation du périmètre agricole de Béni-Slimane a débuté le 2 avril 2021 et elle continue jusqu'à ce jour”. Cependant, a soutenu le même responsable, “la répartition des eaux d'irrigation est du ressort d'une commission locale, en fonction de la disponibilité des eaux des   barrages”. 
 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article