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Nouara Algérie.com

ECOLOGIE ET ENVIRONNEMENT EN ALGERIE (Une revue de web de plus de 4500 articles )

ECOLOGIE EN ALGERIE : FAUX REMEDE, VRAI POISON

 

Est-ce que le fait d'investir des millions de dinars pour créer des aires de repos aux alentours des zones humides peut être considéré comme une action bénéfique ou bien même favorable à la protection, la préservation ainsi que la conservation de ces sites naturels?

Est-il vraiment légitime de comptabiliser et d'annoncer un tel financement comme un engagement écologique pour les zones humides?

La somme de toutes ces zones humides, dans le monde,  répresente une biodiversité qui n'a rien à envier à celle des forêts tropicales, tandis que l'Algérie en possède un large éventail de types, parfois même assez rares à l'échelle mondiale...

A vrai dire, cela revient à la même chose qu'ouvrir des pistes forestières pour la lutte contre les incendies qui ne seront pas interdites à la circulation des véhicules privés, dans un contexte où les effectifs et les moyens techniques des forestiers sont largement en deça des besoins de veille et de surveillance de nos forêts.

De telles mesures, parce qu'elles répondent avant tout à une logique de surface, pour ne pas dire de faire semblant, finissent toujours par provoquer des effets tout à fait contraire aux buts initiaux. Faire pour défaire, ce n'est pas agir dans le bon sens, c'est tout simplement faire bonne figure afin de continuer à ne prendre de véritables mesures et engagements.

Laisser en pâture ces zones humides à un public qui ne sera ni encadré, ni sensibilisé, qui plus est dans des "aires de loisirs" laissées à l'abandon après leur construction, cela revient plutôt à augmenter sérieusement les risques de pertubation et donc de destruction de ces espaces naturels.

Dans un pays qui souffre particulièrement de stress hydrique, les zones humides constituent pourtant une richesse incommensurable tant pour la quantité que la qualité des ressources en eau et encore plus pour favoriser la présence d'une couverture végétale et be biodiversité dans des zones territoriales arides ou semi arides.

Cette façon d'aborder le problème en l'aggravant au nom de solutions précaires, est à vrai-dire un des autres grands principes pertubateurs du "dévorement durable" algérien: "Masquer le poison derrière le remède...".

Et il ne s'applique malheureusement pas seulement qu'à la seule question de l'Environnement..

Karim Tedjani, écologiste algérien, consultant.

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