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ECOLOGIE ET ENVIRONNEMENT EN ALGERIE

"Aménagement d’une décharge sur les berges de Béni Haroun (Mila)" Par Liberté

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Menace sur la faune et la flore

Par : Kamel BOUABDELLAH

Les associations activant pour la protection de l’environnement tirent la sonnette d’alarme, car il y va de la qualité des eaux du barrage de Beni Haroun et de la santé de la faune et de la flore. 

Les autorités de la commune de Grarem Gouga, huit kilomètres au nord de Mila, s’attellent, à présent, à la création d’un immense dépotoir dans l’environnement immédiat du lac du barrage de Beni Haroun. Le projet consiste en l’aménagement d’un site d’une étendue de près de deux hectares et d’une profondeur avoisinant huit mètres pour le dépôt d’environ 40 000 t de détritus et de déchets domestiques transférés depuis l’ancien dépotoir de la ville situé au lieudit Kobaâ, sur les hauteurs de la commune. Les procédures administratives et juridiques nécessaires à la création de ce site sont déjà achevées, soutiennent des sources au fait du dossier, et il ne reste plus que la concrétisation du projet. Ce qui a poussé les associations activant dans le champ de la protection de l’environnement et les riverains à tirer la sonnette d’alarme, car il y va de la qualité des eaux du barrage de Beni Haroun et de la santé de la faune et de la flore lacustre. En effet, l’APC de Grarem Gouga n’a pas trouvé meilleur endroit pour l’aménagement d’un si grand dépotoir que le voisinage de la plâtrerie de la région, située sur la RN 79 A, à quelques centaines de mètres seulement du lac du barrage. Ce qui n’est pas sans risque tant sur l’avifaune de la région que sur les ressources halieutiques et la flore du lac. 
En effet, selon des responsables d’associations, “le jus d’ordures, appelé lixiviat, est d’une telle toxicité qu’il pourrait occasionner de graves préjudices à la vie animale et végétale du lac de Beni Haroun”. Celui-ci est devenu, comme chacun sait, la destination de dizaines d’oiseaux aquatiques, sans parler de l’extraordinaire variété de poissons d’eau douce, issue des opérations de repeuplement entreprises, depuis 2006, par l’antenne de la pêche continentale, qu’il renferme. Aussi, le hasardeux projet qui prévaut actuellement dans les milieux des responsables locaux ne peut qu’inquiéter au plus haut degré les riverains et les entités de la société civile qui ont été, l’été dernier, les témoins impuissants de la mort de milliers de carpes par divers facteurs de pollution. Aussi, un appel est lancé à l’adresse de la direction de l’environnement et de l’ANBT, afin qu’elles interviennent pour empêcher la concrétisation d’un tel projet, du moins à l’endroit retenu par l’APC de Grarem Gouga.


K B

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