ECOLOGIE ET ENVIRONNEMENT EN ALGERIE (Une revue de web de plus de 4500 articles )
11 Décembre 2012
Les zones montagneuses contribuent à hauteur de 18% dans la production nationale agricole, soit un apport de 398 milliards de dinars
PUBLIE LE : 10-12-2012 | 0:00Les zones montagneuses contribuent à hauteur de 18% dans la production nationale agricole, soit un apport de 398 milliards de dinars
PUBLIE LE : 10-12-2012 | 0:00 Pas moins de 52.000 hectares de forêts et 25.000 hectares de maquis ont été parcourus par le feu, en Algérie, durant la campagne 2012, a déclaré, hier, le directeur général des forêts (DGF), M. Mohamed Seghir Noual, qui s’exprimait sur les ondes de la Chaîne III de la radio nationale, soulignant toutefois que sur la base d’une étude menée par l’ASAL, on peut «déduire qu’en général, près de 55% de l’espace parcouru par le feu reprend dans le printemps qui suit». En d’autres termes : l’espoir est toujours permis puisque l’espace forestier parcouru par le feu n’est, en fin de compte, pas tout à fait perdu.
Cela étant, note l’invité de la rédaction, l’été 2012 était exceptionnel sur tout le bassin méditerranéen, et le bilan des incendies enregistré cette année, en Algérie, est également exceptionnel, par rapport à la moyenne des trois dernières décennies. «Exceptionnellement, cette année, près de 5.000 foyers d’incendies ont été enregistrés, alors que la moyenne enregistrée lors des trois dernières décennies était de 2.000 foyers d’incendie», a-t-il mis en exergue.
Mais quelles sont, donc, les causes de ce bilan ? Pour le DGF, la canicule qui s’est inscrite dans la durée — puisqu’elle a persisté durant les deux mois de juillet et d’août — est un facteur prépondérant pour le déclenchement et la propagation de foyers d’incendie, d’une part. D’autre part, et même si l’homme est, dans bien des cas, responsable de départs de feu, la proportion des incendies d’origine criminelle qui existe, reste, néanmoins minime.
Selon ce responsable, les enquêtes qui ont prouvé que nombre de ces incendies étaient d’origine criminelle ont abouti à des arrestations, notamment dans les wilayas d’El-Tarf, dans l’extrême est du pays, et à Béjaïa, en Kabylie.
Il est à retenir que la DGF, qui ambitionne notamment de redonner vie à toutes les superficies parcourues par le feu, a entamé un ambitieux programme de plantation de 50.000 hectares par an, sachant que le prix de reboisement d’un hectare avoisine les 150.000 dinars. Le directeur des forêts signalera dans ce contexte que depuis le début de l’année en cours, pas moins de 12.000 hectares d’oliveraies ont été plantés.
M. Mohamed Seghir Noual a rappelé que dans le but d’accompagner les habitants des régions rurales, différents programmes de développement rural ont été lancés par l’État. Le budget annuel qui y est consacré est chiffré à plus de 60 milliards de dinars. Et d’ajouter, qu’au jour d’aujourd’hui, pas moins de 5 millions d’habitants ont bénéficié de ces opérations.
Sur le bilan du Barrage vert dont les avis d'experts sont contrastés, M. Noual a défendu les résultats obtenus jusque-là.
"Outre la reconstitution des massifs forestiers dégradés de l’Atlas saharien avec une superficie de 300.000 ha traités, ce projet a permis la protection des centres de vie et des infrastructures socio-économiques contre l’ensablement à travers la fixation de dunes et les ceintures vertes sur près de 5.000 ha", a-t-il expliqué.
"Il a permis aussi les aménagements et les plantations pastorales pour augmenter l’offre fourragère sur 25.000 ha, le désenclavement des populations par la mise en place des réseaux de pistes sur plus de 5.000 km et la mobilisation de la ressource hydrique au profit de développement rural qui vise la protection des ressources naturelles, avec l’amélioration des conditions de vie des populations locales", a-t-il ajouté. Il est à souligner que 40% de la population algérienne vit en milieu rural. En chiffres, elle équivaut à plus de 13 millions d’habitants, dont plus de 7 millions en zones montagneuses. Selon le DGF, les productions en zones montagneuses contribuent à hauteur de 18% à la production nationale agricole, soit un apport de 398 milliards de dinars.
Par ailleurs, M. Mohamed Seghir Noual a déploré la baisse sensible de la production du bois estimée, ces dernières années, à 60.000 quintaux, contre 100.000 à 120.000 quintaux durant les années 1980.
Soraya Guemmouri