ECOLOGIE ET ENVIRONNEMENT EN ALGERIE (Une revue de web de plus de 4500 articles )
19 Mai 2010
La «forêt école» d’Azazga attire de plus en plus de visiteurs parmi les amoureux de la nature. En effet, ils sont plus de 3 000 à se rendre chaque année dans cet espace pour découvrir les espèces végétales que compte la forêt de Yakouren, mais aussi les 500 nouvelles introduites depuis quelque temps seulement. Cette ferme botanique, implantée sur une superficie de 25 ha à la sortie est de la ville d’Azazga à proximité de l’hôpital Meghni, constitue même un lieu de recherches pour de nom-breux étudiants de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou et de Versailles (France). Pour le président de l’association initiatrice de ce projet, à savoir l’Association pour la protection de l’environnement (APE), l’espace est une bouffée d’oxygène pour le large public en général et le public scolaire et universitaire en particulier, avide de ce genre d’espaces en dépit de toutes les potentialités forestières que recèle la région. Il n’a pas manqué de rappeler que la forêt école d’Azazga a été concrétisée grâce au soutien de l’Union européenne à hauteur de 80% du coût de ce projet estimé à plus de 7 millions de dinars. Notre interlocuteur a saisi l’occasion pour rassurer que dans cet espace le visiteur peut se promener tranquillement au milieu d’un paysage féerique composé de plus de 6 000 espèces végétales. «Nous accueillons essentiellement les élèves des établissements scolaires et des étudiants pour des visites botaniques, mais nous comptons mettre en pratique cette collaboration par la signature des conventions avec les universités à l’effet d’un meilleur partenariat qui sera bénéfique pour l’environnement», a encore ajouté le président de l’APE. Pour Belmellat Rachid, l’objectif primordial de cette «forêt école» est la protection des espèces végétales, d’où la nécessité d’associer le maximum de partenaires dans «notre démarche environnementale».
A ce propos, il a dévoilé que des démarches sont entreprises par l’APE en direction des bailleurs de fonds étrangers dans l’optique de convertir cet espace en maison de l’environnement pour étoffer davantage leurs activités dans ce domaine de lutte contre tout ce qui nuit à la nature dans toutes ses dimensions. Interrogé sur l’état des lieux de la forêt de Yakouren, le président de l’APE est plutôt rassurant, déclarant que le massif forestier commence à «reprendre vie» après des années difficiles, surtout celle de 2007 suite aux nombreux incendies qui l’ont touché. Il ne manquera pas de souligner au passage que des campagnes de volontariat pour le nettoyage de la forêt ou la plantation d’arbres sont régulièrement menées ces derniers temps. Ces campagnes suscitent de plus en plus l’adhésion des citoyens.
Par Hamid Messir
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