ECOLOGIE ET ENVIRONNEMENT EN ALGERIE (Une revue de web de plus de 4500 articles )
20 Février 2010
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| L'Algérie l'a abandonné il y a trente ans En relançant cette culture, l'Algérie réduirait sa dépendance des marchés extérieurs pour le sucre qui représente environ 6% de la facture alimentaire. Pour une consommation annuelle de 1,2 million de tonnes, l'Algérie importe pour une valeur de 600 millions de dollars. La betterave sucrière pourra être cultivée notamment au niveau des hauts plateaux et des oasis. Principale source du sucre, elle pourra devenir l'une des cultures industrielles les plus importantes, pensent des spécialistes du secteur agricole. L'Algérie avait arrêté cette culture dans les années 80 lorsque l'importation du sucre était moins coûteuse que la transformation de la betterave sucrière. L'abandon de cette culture, qui représente presque la moitié de la production mondiale de sucre raffiné, a fait de l'Algérie un pays entièrement dépendant des importations. Et pourtant, des profits pouvaient être tirés de l'utilisation des sous-produits (mélasse et pulpe) dans l'alimentation du bétail, en plus de la possibilité de créer des postes d'emploi. La relance en 2009 de cette culture en Tunisie par exemple permettra à ce pays voisin de tabler sur une production de 30 000 tonnes de mélasse utilisée dans la production de levure dans le but de réduire l'importation de ce produit à des prix élevés. Aïn Témouchent, Mascara, les plaines du Chélif, Annaba et Guelma pour approvisionner l'ancienne raffinerie de l'Enasucre. Même si les cours du sucre ont fini la semaine en baisse, reprenant leur souffle après un récent rebond qui les avait poussés début février à des sommets en 29 ans, une nouvelle hausse n'est pas totalement écartée. Le marché du sucre devrait présenter un déficit de 9,42 millions de tonnes au cours de la saison 2009/2010 (octobre-septembre), a prévu jeudi l'Organisation internationale du sucre (ISO), aggravant ainsi sa précédente prévision. De son côté, la maison de courtage Czarnikow prévoit un déficit de 14,8 millions de tonnes en 2009/2010, suite à la révision en baisse de son attente de production mondiale, indique l'AFP. Sur le Liffe de Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en mai valait 705,80 livres vendredi contre 733,40 livres la tonne pour la même échéance vendredi dernier. Sur le NYBoT américain, la livre de sucre brut pour livraison en mai valait 25,70 cents contre 26,49 cents pour la même échéance une semaine plus tôt. Karima Sebai |